Méditerranée en hiver ...

Publié le par la ballade



Avez-vous déjà fait une halte au Cap d'Agde en plein hiver ? Ou au début de l'hiver ? Le 11 novembre par exemple ?
Avez-vous déjà gouté la poésie des blocs d'immeubles vidés de leurs touristes, de ce ciel bleu qui en dit long du souffle qui vient du Nord ?

He bien nous, on a testé ! Non sans cette nostalgie de la Bretagne, lorsque la chambre d'hotel était battue aux 4 vents par la tempête et les embruns ; et que, bras-dessus bras-dessous, nous profitions d'une accalmie pour aller marcher sur les plages désertes, avec cette profondeur de l'instant, car momentané.

Cap d'Agde offre à qui la découvre en cette saison l'image de qui elle est : un conglomérat d'immeubles sans personnalité, dont les allées bordées de palmiers (oui ! le vert existe ! pas que le béton !) rappellent la Floride sans les rollers, les vélos, et les mamies qui mangent de la glace en regardant la mer ...

Certes, je suis cruelle, mais j'aime à visiter la France pour ce qu'elle a laissé comme passé ou paysage, et si elle n'a rien à montrer, au moins qu'elle permette de se ravitailler !
Sachez tout de meme qu'en cette saison, il n'est pas sûr de pouvoir manger. Les magasins ouverts se font rares, les restaurants abordables et digestes à compter sur les doigts d'un pouce.

En effet, nous apprenons par un restaurateur (il est gentil, lui) que les coquillages de Bouzigues sont actuellement contaminés par une bactérie. youpi, mais les restaurants n'affichent que ça : des fruits de mer ! et pas donnés, les plateaux, en plus. Quant aux poissons, il faut compter au moins 25 euros pour du vrai, du frais ; à croire qu'on mange vraiment de la merde dès qu'on s'éloigne de la cote !

Et puis quand on n'a pas trop faim, dur dur ! les moules frites n'existent que dans les menus (12,5 euros) et pas en plat. Ca, c'était une première, car meme sur la Cote d'Azur, je n'avais jamais vu ça.

Je me suis donc repliée sur une ... soupe de poissons. C'est chaud, ça remplit comme on veut, et en plus, c'est pas trop cher. J'ai eu l'occasion d'en gouter 2 différentes. L'une d'entre elles, c'est sur, avait un rien d'industriel : un dégré d'acidité au-dessus de la moyenne pour permettre une meilleure conservation, et pire du pire, les croutons n'étaient pas aïllés. Ca, c'était à Sète, vous savez, là où il y a tous les restaurants (les seuls ouverts de la cote, on leur doit bien ça) sur le canal.

Bref, tout ça ne vaut pas la table d'hote qu'on s'est payée, un peu plus dans les terres, à Pezenas. A découvrir ...
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article