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Provence Méditerranée

Dimanche 14 novembre 2004


Ayant passé notre soirée à arpenter les villes et villages cotiers, nous nous trouvâmes fort dépourvues quand la faim fut venue. Avec son cortège d'envies disparates mais tout de meme orientées vers la mer, nous fîmes quelques haltes avant de nous retrouver à l'endroit où la densité de restau OUVERTS au mètre carré est assez importante. Sète. ouais, bof, franchement bof. Il faudrait que je m'achète le guide du routard des restau de la cote sétoise en hiver et par 5°C (facteur vent compris). Car pas question de flaner avec cette température. Tu vois un truc qui te bote, et vlan tu te dis que ça sert à rien d'aller plus loin, puisque tout se ressemble sauf la couleur des nappes.
...hum, moi avoir beaucoup d'amis ... à Sète ...
Sans ne rien dévoiler de cette exquise soirée en agréable compagnie, cette aparté introductive permet de planter le décor sur nos envies dans la journée qui suivit.

Pézenas. Ville oubliée car pas sur la côte, pas complètement, je veux dire, un peu en recul, mais surtout oubliée par la ligne de chemin de fer qui a préféré Sète à Pézenas. D'où une économie un peu trébuchante. Une ville riche de foires, et de petits commerces à l'époque de Molière. Une architecture qui a gardé une authenticité dans la pierre. On s'imagine tout de suite un film tourné au moyen-age dès que l'on pénètre dans l'ancienne ville.
J'avais réussi à dénicher grace à internet, une chambre d'hote dans l'ancienne ville. Une de ces anciennes demeures aux escaliers étroits en colimasson, pierre apparente et sanitaires d'époque (non, je déconne ...).


Quelle ne fut pas notre stupéfaction lorsque nos hotes nous accueillirent. Ils étaient jeunes. Le sourire en plus. et ... les bonnes odeurs de la cuisine chatouillant allègrement nos naseaux.
Le premier soir, nous n'avions donc pas prévu de diner avec eux, puisque nos envies nous avaient guidées sur la cote. Mais en découvrant le petit déjeuner du lendemain (pains faits maison, confitures à tomber), ainsi que leur qualité d'accueil (mais que veut bien dire qualité d'accueil ?), nous nous sommes résolues à les accompagner le soir, et évidemment, nous n'avons pas été déçues par les qualités de cuisinière gastronomique de notre hôte.

Mais pourquoi autant d'éloges ? Parce que des gens qui se donnent la peine pour donner un service de qualité (qui n'est pas hors de prix), ça devient rare. Anciens hoteliers restaurateurs ayant déjà bien roulé leur bosse, ils ont su garder la qualité de leur prestation dans un contexte qui prête aux échanges entre humains (même en anglais, voui). Ils débutent, ils ont des projets plein la tête, notamment celui de créer une cave à vin (attention, il est top calé, il en connaît un rayon, saura vous orienter suivant votre budget et vos gouts), ou créer des week-end à thème avec les artisans du coin. Ce n'est pas gagné, mais on peut y croire.

Une petite halte par là-bas, vous ne serez pas déçu si vous êtes des curieux d'histoire et/ou des gastronomes.

Par la ballade
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Lundi 15 novembre 2004


Avez-vous déjà fait une halte au Cap d'Agde en plein hiver ? Ou au début de l'hiver ? Le 11 novembre par exemple ?
Avez-vous déjà gouté la poésie des blocs d'immeubles vidés de leurs touristes, de ce ciel bleu qui en dit long du souffle qui vient du Nord ?

He bien nous, on a testé ! Non sans cette nostalgie de la Bretagne, lorsque la chambre d'hotel était battue aux 4 vents par la tempête et les embruns ; et que, bras-dessus bras-dessous, nous profitions d'une accalmie pour aller marcher sur les plages désertes, avec cette profondeur de l'instant, car momentané.

Cap d'Agde offre à qui la découvre en cette saison l'image de qui elle est : un conglomérat d'immeubles sans personnalité, dont les allées bordées de palmiers (oui ! le vert existe ! pas que le béton !) rappellent la Floride sans les rollers, les vélos, et les mamies qui mangent de la glace en regardant la mer ...

Certes, je suis cruelle, mais j'aime à visiter la France pour ce qu'elle a laissé comme passé ou paysage, et si elle n'a rien à montrer, au moins qu'elle permette de se ravitailler !
Sachez tout de meme qu'en cette saison, il n'est pas sûr de pouvoir manger. Les magasins ouverts se font rares, les restaurants abordables et digestes à compter sur les doigts d'un pouce.

En effet, nous apprenons par un restaurateur (il est gentil, lui) que les coquillages de Bouzigues sont actuellement contaminés par une bactérie. youpi, mais les restaurants n'affichent que ça : des fruits de mer ! et pas donnés, les plateaux, en plus. Quant aux poissons, il faut compter au moins 25 euros pour du vrai, du frais ; à croire qu'on mange vraiment de la merde dès qu'on s'éloigne de la cote !

Et puis quand on n'a pas trop faim, dur dur ! les moules frites n'existent que dans les menus (12,5 euros) et pas en plat. Ca, c'était une première, car meme sur la Cote d'Azur, je n'avais jamais vu ça.

Je me suis donc repliée sur une ... soupe de poissons. C'est chaud, ça remplit comme on veut, et en plus, c'est pas trop cher. J'ai eu l'occasion d'en gouter 2 différentes. L'une d'entre elles, c'est sur, avait un rien d'industriel : un dégré d'acidité au-dessus de la moyenne pour permettre une meilleure conservation, et pire du pire, les croutons n'étaient pas aïllés. Ca, c'était à Sète, vous savez, là où il y a tous les restaurants (les seuls ouverts de la cote, on leur doit bien ça) sur le canal.

Bref, tout ça ne vaut pas la table d'hote qu'on s'est payée, un peu plus dans les terres, à Pezenas. A découvrir ...
Par la ballade
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